Les mini-sites magasins : centraliser ou décentraliser leur administration ?

Vous avez l’intention de mettre en oeuvre un store locator sous la forme de mini-sites et vous vous demandez quelle autonomie laisser à vos magasins dans l’administration de leurs pages.

Alors effectivement, dans un monde idéal, chaque responsable de magasin disposerait d’une page, y complèterait la description de son commerce, ses coordonnées, y afficherait les images de sa devanture et de ses rayons, mettrait à jour ses horaires d’ouverture, signalerait toute ouverture exceptionnelle, saisirait ses promotions du moment, répondrait à toutes les demandes entrantes, ne ferait aucune faute d’orthographe, vendrait formidablement bien, serait un parfait manager etc.

Mais il faut être réaliste, ce monde n’existe pas !

Pour savoir comment vous y prendre, revenez donc  à l’origine du projet :  pourquoi voulez-vous des mini-sites magasins ?

Si c’est pour mettre tout le monde à la même enseigne et stopper les initiatives de sites sauvages, mis en place par les magasins impatients d’attendre, nul besoin de monter une usine à gaz. Donnez à ceux qui réellement le demandent la possibilité d’aller assez loin dans l’administration de leur page. Pour les autres, n’imposez rien, ne proposez rien, vous perdriez votre temps.

Si votre objectif est différent, par exemple améliorer votre référencement local, alors c’est un projet technique et non politique. Auquel cas vous n’aurez aucun problème et pourrez appliquer sans pression la seule recette qui marche : centraliser l’administration des mini-sites au maximum au niveau du service web, ce sera plus simple et surtout ce sera fait.

Le rôle premier des mini-sites est effectivement d’améliorer votre référencement local sur les moteurs de recherche. Grâce à l’optimisation native de ses pages (code source, titres, méta…), votre enseigne va gagner  en trafic internet et indirectement en trafic magasins.

Les mini-sites, s’ils sont bien élaborés, vont aussi inciter les internautes à contacter les magasins proches par le biais des outils proposés sur les mini-sites (formulaire de contact, demande de devis, call-back automatique…) et ainsi générer des contacts qualifiés.

Dans ce nouveau projet, vous comprendrez que les magasins tiennent un rôle important, mais qui ne saurait se substituer au rôle de votre service web. Ils doivent traiter au plus vite et au mieux toutes les demandes entrantes. Et souvent obtenir ça des magasins est déjà un exploit !

Ces affirmations sont tirés des nombreux échanges engagés avec des responsables d’entreprises et des responsables de projet ayant rêvés un jour du monde idéal…

Résultat : tous se sont retrouvés bien vite avec des mini-sites ressemblant bien plus à des champs en friche…

(Pour voir un exemple : http://www.proximis.fr/exemples).

Google : utilisez vos points de vente pour mieux ressortir !

Si le titre évoque Google, sachez que ces règles sont aussi valables Yahoo et Bing bien entendu.

On remarque bien souvent un certain retard sur internet des sociétés de type « brick and mortar » par rapport à leurs concurrents « pure players »  (brick and mortar désigne les entreprises traditionnelles faites « de brique et de mortier » par opposition aux entreprises virtuelles, comme Amazon, par exemple, qui ne possède pas de magasin physique ; s’applique, dans son sens le plus strict, à des entreprises de la distribution).

C’est vrai dans la maturité de leurs sites, dans la communication sur internet, dans le webmarketing, dans le référencement et dans l’utilisation des outils modernes mis à leur disposition. Mais la situation évolue, les grandes enseignes de distribution traditionnelle ont créé des postes dédiés à l’e-commerce et s’entourent petit à petit de spécialistes, bien souvent issus de pure players, qui leur apportent rapidement l’expertise manquante.

Avec l’importance croissante que prennent les résultats de recherche locaux sur les moteurs de recherche (selon une étude réalisée en décembre 2009 par Direct Panel pour le compte de Google, 72% des internautes jugent essentiel que Google leur permette de rechercher n’importe quel produit avec son prix et sa localisation), les enseignes de distribution traditionnelles dispose d’un avantage important sur leurs concurrents pure players.

En effet, le fait de disposer d’un réseau physique de magasins permet aux enseignes de mettre en place des techniques de référencement local efficaces. Google va tenir compte de l’existence de leur réseau de magasins et de leurs efforts de référencement local pour les privilégier, à la fois dans ses résultats de recherche naturels, mais aussi dans ses résultats cartographiés Google Maps (Google Adresses de son vrai nom).

Face à ce constat, les pure players tentent de trouver des solutions pour palier à leur absence de magasin dans leur stratégie de référencement local. Une des méthodes mise en oeuvre par ces derniers consiste à utiliser les villes de livraison et les adresses de leurs points relais. Vis à vis de Google, ces derniers peuvent être considérés comme des adresses physiques pertinentes, conformes aux recherches locales des internautes.

La bataille ne fait que commencer… distributeurs, n’attendez pas pour vous y lancer !

Et sachez qu’il y a un point sur lequel les pure player ne pourront pas vous copier : un bon référencement de vos magasins dans Google Adresse. Ne laissez pas passer cette opportunité !

(Pour voir un exemple : http://www.proximis.fr/exemples).

Désigne les entreprises traditionnelles faites « de brique et de mortier » par opposition aux entreprises virtuelles, comme Amazon, par exemple, qui ne possède pas de magasin physique. S’applique, dans son sens le plus strict, à des entreprises de la distribution.
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